Travail en cours / Point de sauvegarde (V)

Sous le règne des Filles du Feu

Salut à tous les dystomécènes (et à toute la dystocommunauté)

Je sors de ma cabane pour vous donner quelques nouvelles du projet.

Sous le règne des Filles du Feu avance à un rythme satisfaisant, après une grosse phase de documentation sur laquelle il n’aura pas été inutile de s’attarder.

Les Vikings (pour le dire simplement) ou la culture norroise (pour être plus juste), c’est un sujet truffé de chausse-trappes et d’images nébuleuses. Il m’a fallu gratter un peu la moëlle d’une culture dont on ignore encore bien des choses, et donner la chasse à mes a priori… Bref, si j’ai encore quelques lectures sous le coude, le très gros du boulot est bouclé.

Côté écriture, deux bons tiers du récit sont désormais dans la boîte, et ce « premier jet » commence à prendre une tournure intéressante. Je garde en vue le cap de décembre 2021 pour l’achèvement du manuscrit.

En parallèle, j’ai entamé la relecture des premiers chapitres. Sans grincer des dents. J’ai même pris plaisir à retrouver la fraîcheur des débuts, la netteté des trajectoires des personnages, comme un rappel des intuitions qui m’ont poussé à raconter cette histoire.

Deux ans de recul rendent le travail de réécriture tellement simple. Les amendements apparaissent évidents. Je me suis laissé aller à retravailler largement quelques scènes dont l’importance m’avait alors échappé. Je pinaille ici, je dégraisse là. J’ébarbe, je ponce, je polis. Je veux (j’espère, c’est l’angoisse) trouver le ton juste dans les dialogues, parce que ces « Hommes du Nord » avaient le goût de la belle phrase et le désir de la parole juste.

Je voudrais aussi que l’écriture parviennent à évoquer à la fois la force de ces sagas dont le récit s’inspire, la musicalité des poèmes scaldiques, mais aussi le vaste territoire sur lequel l’histoire prend place. L’univers « germano-scandinave » gravite autour de la mer Baltique. La carte n’est pas si vaste, si l’on y regarde bien, mais le territoire est riche de l’incertitude de ses frontières géographiques et humaines. Et les vastes forêts trouées de lacs et de tourbières, les mers d’ardoise et les fjords écrasants, les rivages brumeux, sont autant d’éléments propices à l’altérité, à l’incertitude.

Après 800.000 signes (quelque chose comme 500 pages), des choses affleurent, parfois plus personnelles que je ne l’avais anticipé. Elles contaminent le texte. Positivement, en fait. Je me rends compte que la forme fantasy/aventure/récit épique adoptée au début a évolué vers quelque chose d’autre d’une manière très naturelle, quelque chose qui convoque clairement des éléments déjà présents dans Il faudrait pour grandir oublier la frontière. Je ne sais pas encore tout à fait où s’achèvera l’errance, mais j’apprécie de me perdre, comme se perd Sigdis, qui me précède de quelques pas.

Voilà, camarades. C’est tout pour cette fois. J’espère pouvoir vous annoncer l’approche du point final à l’automne.

D’ici là, prenez soin de vous.

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