Chant pour les sœurs de la steppe

Notre sororité, ce fut,
La steppe houleuse fouaillée par le vent,
Sous nos chevaux, l’herbe couchée,
Des épingles de cuivre dans nos cheveux.

Derrière nos pas, un sillon sur l’océan des Scythes.

Ce fut l’essor du faucon,
Son cri aux trousses du troupeau des nuages,
La nuit profonde pour unique foyer,
Le don du conte autour du feu.

Devant nos pas, les déserts où s’engloutissent les hommes.

Ce fut le poing serré,
Les coiffes de feutre cousues par nos mères,
Nos flèches comme des cris d’insoumission,
Nos lances aux fers bleus qu’aiguisait le soleil.

Sous nos pas, l’orgueil gisant de tous les rois égarés.

Sœur, souviens-toi !

Du ciel que l’on ne ceint pas,
De la terre vaste qui nous survit,
Et des rivières où nous lavions
La poussière de nos errances.


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